Le standard “MBR” anciennement utilisé pour partionner un disque limite la taille des partitions à 2.2 To. Pour outrepasser cette limite, il est nécessaire d’utiliser un nouveau standard (GPT).

Parted : un outils de partitionnement MBR et GPT sous Linux :

L’outils Fdisk utilisé pour partionner son disque sous Linux ne gère pas le standard GPT, et il n’est donc plus possible de l’utiliser pour créer des partitions excédent les 2To…

Pour le remplacer, je vous propose d’utiliser Parted, un autre outils permettant de partitioner son disque dans le format MBR ou GPT selon votre choix (Parted propose aussi une version graphique Gparted).

Partionner et formater une partition de plus de 2 To sous Linux

Attention en suivant ces commandes, vous perdrez toutes vos partitions existantes, ainsi que tout ce qu’elles contiennent. Ne faites pas ces manipulations si vous ne savez pas ce que vous faites ou que vous n’êtes pas sûr de vous sans avoir fait une sauvegarde complète de votre disque !

Partitionner votre disque dur sous Linux

Après avoir lancé la commande “Parted”, il faut sélectionner le device (disque; ici /dev/sda) que vous souhaitez partionner. Ensuite, nous spécifions que la table de partition sera décrite via le standard GPT. Enfin, nous créons une seule et unique partition qui couvrera ici la totalité du disque dur (0 à 100% de l’espace). Mais vous pouriez en décrire d’autres…

# parted
> select /dev/sda
> mklabel gpt
> mkpart primary 0% 100%
> quit

Formater une partition sous Linux

Dans le premier paragraphe, nous avons vu comment partionner notre disque dur. C’est à dire comment répartir les partitions au sein disque dur en lui donnant un début et une fin. Pour commencer à entreposer des données dans une partition, il faut définir son format. C’est à dire comment serront organisées les données au sein de celle-ci.

Vous pouvez par exemple formater votre nouvelle partition en ext4 en faisant comme suit :


# mkfs.ext4 /dev/sda

Monter et accéder à une partition sous Linux

Sous Windows chaque device prend une lettre telle que “C:” ou “A” historiquement pour les disquettes… Sous Linux, il n’y a pas de lettre pour référencer un périphérique d’entrées / sorties, et il est donc possible de le monter n’importe ou dans l’arborescence du système de fichiers.

L’usage veut que l’on monte communément un disque dur dans le répertoire /mnt; nous allons donc faire démarrer l’arborescence de notre partition en /mnt/sda1/ (1 pour la première partition du device /dev/sda). /mnt/sda1/ représentera alors la racine de notre nouvelle partition.

Une partition peut être monter dans le système de fichiers via la commande mount en précisant son type comme suit :

# mkdir /mnt/sda1
# mount -t ext4 /dev/sda1 /mnt/sda1

A ce stade vous pouvez utiliser les fichiers contenus dans votre nouvelle partition : les lister, les lire, en écrire, ou en supprimer… Par exemple :

# dir /mnt/sda1/

Si vous n’avez plus besoin de cette partition, vous pouvez la demonter avec la commande suivante :

# umount /dev/sda1

Monter une partition de facon permanente

En vous arretant à ce stade, la prochaine fois que vous redémarerez votre ordinateur, vous devrez de nouveau remonter la partition que vous venez de monter pour pouvoir vous en servir…

Les partions à monter automatiquement au démarrage du système sont décrites dans le fichier /etc/fstab. Ajouter donc simplement la ligne suivante en fin de fichier pour automatiser le montage de votre partition :

/dev/sda1 /mnt/sda1 ext4 defaults 0 2